Positivisme et volontarisme- page 4

d’un droit « rationnel ». Mais la dominante volon­tariste se retrouve à l’importance qu’il accorde à la sanction par la contrainte : le droit étant, par oppo­sition à la morale, un ordre imposé de l’extérieur, hétéronome, sa raison d’être veut qu’il s’impose au besoin par la force : la menace de la coercition est caractéristique de la règle de droit. Continue reading

Positivisme et volontarisme- page 3

tribut au volontarisme. En dépit de son inspiration rationaliste, elle aboutit, comme le rationalisme cartésien, à un volontarisme moral : pour Grotius une action est intrinsèquement mauvaise parce que Dieu la défend ; Pufendorf tient aussi, comme Suarez, que le droit naturel dépend de la volonté de Dieu ; il énonce que « la loi en général n’est autre chose que la volonté d’un supérieur par laquelle il impose à ceux qui dépendent de lui l’obligation d’agir d’une certaine manière qu’il leur prescrit  Continue reading

Positivisme et volontarisme- page 1

Le positivisme s’est allié d’instinct au xixe siècle avec la tradition volontariste pour laquelle le phé­nomène juridique se ramène aux actes de volonté des gouvernants : le droit positif, à l’étude duquel le positivisme entend se cantonner, est celui qui est « posé » — par un acte de volonté ayant pris place dans le temps et dans l’espace, qu’ü s’agisse de la volonté unilatérale du prince ou de l’accord des volontés de ceux qui font les lois. Continue reading

Facteurs du positivisme juridique- page 4

son concours à cette orientation. Le « fait social » a son explication dans la vie en société, il doit s’étu­dier « comme une chose », par la méthode d’obser­vation. Le droit est au premier chef un fait social : comme les autres il doit être étudié par l’observa­tion de la vie sociale ; or cette observation, notam­ment ethnologique, montre que les sociétés sont profondément différenciées. Là encore il s’agit donc d’étudier des systèmes positifs et non de bâtir a priori un droit à valeur universelle. Continue reading