Une des meilleures entrevues du Rubin Report

Une des meilleures entrevues du Rubin Report. Tommy Sotomayor parle des conséquences de l’absence paternelle chez les Afro-Américains. Il démonte les préconceptions, dénonce les double-standards et explique comment le Parti Démocrate tient cet électorat en otage. Selon lui, l’émancipation des Noirs passe par la responsabilisation personnelle et non par la posture de victime entretenue par la gauche progressiste qui s’autoproclame “anti-raciste”.
https://www.youtube.com/watch?v=1vGmMbpxRHQ
https://www.youtube.com/watch?v=tSMuRBkuwlU
https://www.youtube.com/watch?v=dHyi4d4VQvg

“Tommy Robinson enquête depuis des années sur les gangs musulmans criminalisés qui se spécialisent dans l’enlèvement de fillettes afin de les…

“Tommy Robinson enquête depuis des années sur les gangs musulmans criminalisés qui se spécialisent dans l’enlèvement de fillettes afin de les offrir dans des réseaux de prostitutions pédophiles.
Il nous met en garde contre l’islamisation de l’Occident. Il expose la réalité telle qu’elle est. En réponse aux faits exposés par Tommy Robinson, les autorités ainsi que les médias ont décidé d’agir promptement en le classant parmi l’extrême-droite. Car nous avons tous que de dénoncer des réseaux de pédophiles ainsi que de vouloir que les immigrants respectent notre culture relève du nazisme. Bienvenue en 2018.”
“Il y a 3 jours, l’Angleterre franchit le Rubicon en internant [Tommy Robinson] pour ses opinions politiques. Le bon vieux Churchill aurait honte de sa patrie. C’est du jamais vu en démocratie. Tous les régimes dictatoriaux ont utilisé ce type de technique tyrannique.
Mais encore plus : Le juge a complètement frappé d’interdit toute publication journalistique à son sujet. Des articles sur le cas ont été écrits, publiés en ligne puis retirés ou changés du jour au lendemain1
Il s’agit d’une entrave à la démocratie qui est extrêmement grave.”

Arrestation de Tommy Robinson au Royaume-Uni avec blocage médiatique subséquent

Arrestation de Tommy Robinson au Royaume-Uni avec blocage médiatique subséquent. Son crime, dénoncer l’islamisation de la société. Ceci est très grave.
“Le gouvernement britannique est si désireux de le faire taire qu’ils ont même imposé une restriction aux journalistes couvrant l’affaire ou son emprisonnement.” – The Gateway Pundit

Desassossego

Desassossego. « Ma santé va plutôt bien et mon esprit a été curieusement moins chagrin. Même dans ces conditions une vague inquiétude me torture, une chose que je ne puis appeler autrement que démangeaison, comme si j’avais des pustules à l’âme. Ce n’est que dans ce langage absurde que je peux vous décrire ce que je ressens. Tout cela, cependant, ne s’apparente pas vraiment à ces états d’esprit chagrins, dont je vous parle parfois, et où la tristesse est de toute évidence une tristesse sans cause. Mon état d’âme actuel a une cause. Autour de moi tout s’éloigne et s’effrite. Je n’emploie pas ces deux verbes dans la perspective de la tristesse. Je veux seulement dire que, chez les gens que je fréquente, se produisent ou vont se produire, de changements, des achèvements de période de vie, et que tout cela – comme pour un vieil homme qui, voyant mourir autour de lui ses amis d’enfance, imagine sa mort proche – me suggère je ne sais de quelle mystérieuse façon que mon existence doit, va changer aussi. » Fernando Pessoa, Livre(s) de l’inquiétude, 1982, Marie Hélène Piwnik, Christian Bourgeois, p.217

Qu’est-ce que la tyrannie des rieurs ? Quel est le fonctionnement de la fiction politique, sa portée subversive? demande Patrick Boucheron

Qu’est-ce que la tyrannie des rieurs ? Quel est le fonctionnement de la fiction politique, sa portée subversive? demande Patrick Boucheron. Qu’est-ce qui se joue dans la 25e des ‘novelle’ de Gentile Sermini, auteur siennois du début du XVe siècle qui met en scène Mattano, objet d’une cruelle ‘ beffa ‘ ?

Enchères : la fabrique du luxe

Enchères : la fabrique du luxe. Nouvelle vente chez Artcurial aujourd’hui : la culture urbaine, avec de nombreux lots de la marque de skate et produits dérivés américaine Supreme. On vend la Ferrari de Johnny. « Allez dire à un type que vous voulez mettre en vente son ballon de basket Supreme dans six mois alors qu’il peut le vendre le lendemain pour un prix similaire » explique Fabien Naudan, le vice-président d’Artcurial qui a mis, dans le plus grand secret, « près de deux ans à traquer, négocier et obtenir chacun des 145 lots qui constituent la vente C.R.E.A.M. du 16 mai. Un événement assez unique dans l’univers des enchères où il est question de trois décennies de culture urbaine dans ce qu’elle a de plus anecdotique et aussi de plus symbolique » résume Caroline Rousseau dans Le Monde. C.R.E.A.M. l’acronyme de Cash Rules Everything Around Me (l’argent règne en maître autour de moi) illustre l’inflation monétaire et symbolique du luxe orchestré par les ventes aux enchères. La même maison avait organisé le mois dernier la vente des objets et mobilier du Ritz : le lot de 12 flûtes de champagne siglées était monté à 3900 euros, soit 325 euros la pièce, sans parler des cintres – le lot de 65 estimé à 100 euros est parti à 3100, soit près de 50 euros le cintre. Ni du bureau et chaise copie Louis XV ayant accueilli le postérieur de Coco Chanel vendus à 182 000 euros…

« Il est impossible à un homme qui s’efforce continuellement de s’abriter des maux qu’il redoute et de se procurer le bien qu’il désire,…

« Il est impossible à un homme qui s’efforce continuellement de s’abriter des maux qu’il redoute et de se procurer le bien qu’il désire, de ne pas être dans un souci perpétuel de l’avenir. Aussi tous les hommes, et spécialement ceux qui voient le plus loin, sont-ils dans un état semblable à celui de Prométhée : car de même que Prométhée (dont le nom, une fois traduit, donne : l’homme prudent) était attaché sur le mont Caucase, endroit d’où la vue s’étend fort loin, et où un aigle qui se nourrissait de son foie dévorait le jour ce qui en renaissait dans la nuit, ainsi l’homme qui regarde trop loin devant lui par souci de l’avenir, a le cœur rongé tout le jour par crainte de la mort, de la pauvreté ou de quelque autre malheur : et son anxiété ne connaît ni apaisement ni trêve, si ce n’est dans le sommeil. Cette crainte perpétuelle qui accompagne sans cesse l’humanité plongée dans l’ignorance des causes et, pour ainsi dire, dans les ténèbres, doit nécessairement prendre quelque chose pour objet. (…) C’est peut-être en ce sens que quelqu’un des anciens poètes a dit que les dieux ont d’abord été créés par la crainte humaine. » Hobbes, Léviathan, XII (« De la religion »), traduction de Gérard Mairet (Sirey,1983) p.201

Vérités et mensonges sur la prison

Vérités et mensonges sur la prison. Une enquête récente, qui décortique la manipulation dans une célèbre expérience menée en 1971 à l’université Stanford sur la prison, fait réagir de nombreux chercheurs. Conduite par Philip Zimbardo au département de psychologie de Stanford, elle rassemblait vingt étudiants volontaires jouant le rôle de gardiens et de prisonniers. Elle fut arrêtée au bout de six jours car – explique son initiateur « les gardiens se montrèrent brutaux et souvent sadiques, et les prisonniers, après une tentative de rébellion, dociles et accommodants, même si la moitié d’entre eux furent si perturbés psychologiquement qu’ils durent être libérés plus tôt que prévu ». Pour en savoir plus « Fake science », retour critique d’expérience à Stanford. Le professeur Zimbardo en a tiré une sorte de loi du comportement humain : l’effet Lucifer. C’est le poids et l’influence des circonstances qui peuvent faire de nous des tortionnaires ou des agneaux, « et aucune frontière étanche ne sépare le bien et le mal ». Presque aussi célèbre que l’expérience de Milgram sur l’obéissance, citée dans quantité de manuels de psychologie, de sociologie ou de criminologie, l’expérience de Stanford est typique d’un stade behavioriste de la psychologie américaine, en réaction à la psychanalyse : « les psychologues doivent s’intéresser uniquement à ce qu’ils peuvent mesurer : les comportements. Tout peut être expliqué en termes de plaisir et de douleur, de récompense et de punition. »

La Mort Rustebeuf, OU CI ENCOUMENCE

La Mort Rustebeuf, OU CI ENCOUMENCE. LA REPENTANCE RUTEBUEF ou RUSTEBUEF. Mss. 7218, 7633, 198 N.-D.
Lessier m’estuet le rimoier,
Quar je me doi mult esmaier[1]
Quant tenu l’ai si longuement :
Bien me doit le cuer lermoier
C’onques ne me poi[2] amoier
A Dieu servir parfètement ;
Ainz ai mis mon entendement
En geu et en esbatement,
Qu’ainz ne daignai nès saumoier[3] :
Se por moi n’est au jugement
Cele où Diex prist aombrement,
Mau marchié pris au paumoier[4].
Tart serai mès au repentir.
Las moi ! c’onques ne sot sentir
Mes fols cuers quels est repentance,
N’à bien fère lui assentir !
Comment oseroie tentir[5]
Quant nès li juste auront doutance ?
J’ai toz jors engressié ma pance
D’autrui chatel, d’autrui substance.
Ci a bon cler au miex[6] mentir :
Se je di : « C’est par ignorance
Que je ne sai qu’est pénitance, »
Ce ne me puet pas garantir.
Garantir ! las ! en quel manière ?
Ne me fit Diex bonté entière,
Qui me dona sens et savoir,
Et me fist à sa forme fière ?
Encor me fist bonté plus chière,
Que por moi vout mort recevoir.
Sens me dona de decevoir
L’anemi qui me veut avoir
Et metre en sa chartre première,
Là dont nus ne se puet r’avoir :
Por prière ne por avoir,
N’en voi nus qui reviegne arrière.
J’ai fet au cors sa volenté ;
J’ai fet rimes, et s’ai chanté
Sor les uns por aus autres plère,
Dont anemis[7] m’a enchanté
Et m’âme mise en orfenté[8]
Por mener à félon repère.
Se cele en qui toz biens resclère
Ne prent en cure mon afère[9],
De male rente m’a renté
Mes cuers, où tant truis de contraire :
Fisicien, n’apoticaire,
Ne me puéent doner santé.
Je sai une fisiciene
Que à Lions, ne à Viane[10],
Ne tant comme li siècles dure,
N’a si bone serurgienne[11].
N’est plaie, tant soit anciene,
Qu’ele ne nétoie et escure
Puis qu’ele i veut metre sa cure.
Ele espurja de vie obscure
La bénéoite Egypciene ;
A Dieu la rendi nete et pure :
Si com c’est voirs, si praingne en cure
Ma lasse d’âme crestiene[12] !
Puis que morir voi foible et fort,
Comment prendrai en moi confort,
Que de mort me puisse défendre ?
N’en voi nul, tant ait grant effort,
Qui des piez n’ost le contrefort ;
Si fet le cors à terre estendre.
Que puis-je, fors la mort atendre ?
La mort ne lest ne dur ne tendre,
Por avoir que l’en li aport,
Et quant li cors est mis en cendre
Si covient à Dieu reson rendre[13]
De quanques fist dusqu’à la mort.
Or ai tant fet que ne puis mès,
Si me covient tenir en pès :
Diex doinst que ce ne soit trop tart !
Toz jors ai acréu mon fès,
Et oï dire à clers et à lès :
« Com plus couve li feus, plus art. »
Je cuidai engingnier Renart ;
Or n’i valent engin ne art,
Qu’asséur[14] est en son palès.
Por cest siècle qui se départ
M’en covient partir d’autre part :
Qui que l’envie, je le lès.
Ci faut la Mort Rustebuef, ou Explicit la Repantance Rustebuef.