Il avait décidé, dit-on, de vivre libre en dehors de la société

Il avait décidé, dit-on, de vivre libre en dehors de la société. Depuis de longues années, quoiqu’encore jeune, on le voyait sur les routes tirant sa charrette. Sa silhouette voûtée montrait le poids des frimas des hivers , de la mendicité et de la fatigue. Il avait depuis un ou deux ans une bicyclette, lui permettant de se déplacer plus facilement. Une cabane près la rivière, et sa solitude étaient ses compagnons des longues nuits d’hiver. Tout le monde le connaissait de plus ou moins loin. On lui avait donné quelques sous parfois, avec sans doute une pointe d’admiration ou de surprise face à sa résistance devant tant d’adversité. C’était donc sa vie, et l’on avait pris l’habitude de le voir, ans après ans, toujours le même, vivre ou survivre juin comme janvier. -10° ce matin à midi. On imagine sans peine les températures des nuits précédentes. Il est parti, face contre terre, dans un champ, dans son champ, pris dans le froid invincible, son bidon d’eau près de lui comme seul ami. La tristesse m’envahit; ceci n’est pas des temps anciens mais juste d’il y a un jour. Il est dit qu’il ne voulait point d’aide. Je lui souhaite d’avoir toute la liberté qu’il chérissait ici , toute la chaleur , dans sa nouvelle vie d’ailleurs. Ce genre de fait était fort courant il n’y pas si longtemps, pour qui s’intéresse à l’Histoire. Les gens , avec leur qualité de vie d’aujourd’hui, feraient bien d’en réaliser le progrès, au lieu de se plaindre constamment. Nous ne verrons plus “le clochard” sur la route, sa barbe, sa charrette…
He decided to be free, not belonging to this society. Since many years, though still being young, we were seeing him on roads, pulling his little cart. His vaulted silhouette was showing the weight of winters, mendicity and tiredness. since one or two years, he was riding a bicycle, that was easier for him to move here and there. A little hut close to the river and his loneliness were his companions during long nights of winter. Everybody was knowing him, more or less, giving him at times a few coins, with a touch of admiration, being so resistant.That was his life, years after years, in june or january. -10° Celsius today at noon. easy to imagine what were temperatures during previous nights. He left, face on the ground, in a field, his field, taken by this invincible cold, his water jerrycan close to him , his only one friend. That’s so sad. This is not old times, it’s today. It is said that he was not wanting help, just freedom. Instead of complaining, people today should realize how good are their conditions of life. We won’t see anymore the “hobo” on the road, his cart… I wish him all the best for his new life elsewhere.

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