Qu’est-il arrivé au chef-d’oeuvre de Diderot, Le Neveu de Rameau, avant qu’il ne nous parvienne ? Qu’il fasse beau, qu’il fasse laid, c’est mon…

Qu’est-il arrivé au chef-d’oeuvre de Diderot, Le Neveu de Rameau, avant qu’il ne nous parvienne ? Qu’il fasse beau, qu’il fasse laid, c’est mon habitude d’aller, sur les cinq heures du soir, me promener au Palais Royal. C’est moi qu’on voit, toujours seul, rêvant sur le point d’Argenson. Je m’entretiens avec moi-même de politique, d’amour, de goût ou de philosophie. J’abandonne mon esprit à tout son libertinage. Je le laisse maître de suivre la première idée sage ou folle qui se présente, comme on voit dans l’allée de Foy, nos jeunes dissolus marcher sur les pas d’une courtisane à l’air éventé, au visage riant, à l’œil vif, au nez retroussé, quitter celle-ci pour une autre, les attaquant toutes et ne s’attachant à aucune, mes pensées ce sont mes catins. Ainsi commence l’une des œuvres les plus énigmatiques et étourdissantes de Diderot, Le Neveu de Rameau.

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